Randonnez... en famille !

La randonnée, vous adorez cela, et vous voulez faire partager ce plaisir à votre enfant. Toutes les idées pour qu'il s'amuse sans trop se fatiguer, et surtout sans risques, sont dans ce dossier !

 

Si vous décidez de randonner avec votre enfant, il va falloir penser à ... tout ! Et au matériel d'abord :

  • Ne lésinez pas sur les chaussures : choisissez-les montantes, pour un bon maintien.
  • Pensez à la météo : renseignez-vous bien avant de partir, et évitez au maximum les conditions difficiles : trop chaud, trop froid, pluie...
  • Puisque c’est l’été, pensez à emporter de la crème solaire et une casquette.
  • Emportez de l’eau et de la nourriture (barres de céréales, fruits secs...) en quantités suffisantes, et faites des pauses très régulières.  Vous pourrez ainsi faire boire et manger votre enfant, qui ne réclamera pas forcément.
  • Pour apprécier au maximum l'aspect « nature » de la balade, vous pouvez prendre avec vous des jumelles, une loupe pour observer les insectes, un guide sur la faune et la flore locales.
  • Et bien sûr, une carte est indispensable !

 

Préparez-vous

Si le terrain est accidenté, un adulte passera devant.  Dans le cas contraire, vous pouvez laisser les plus jeunes s'amuser en tête. La durée et la distance parcourue durant la marche dépendront de l’âge des plus jeunes : deux heures au maximum dans un porte-bébé pour les bouts de chou, 2 à 3 km en 3 à 4 heures pour les plus jeunes marcheurs, et jusqu'à une randonnée normale pour les ados. Mais dans leur cas, bien souvent, c'est plutôt la motivation qui manque !

Si vous avez un grand ado, invitez-le à emmener ses copains. Il sera sans doute plus tenté par la promenade... Pour les plus jeunes, recourez à d’autres astuces : apprenez-leur à suivre votre progression sur la carte, faites-leur porter un (petit) sac pour qu'ils se sentent de « vrais » randonneurs, donnez un but au parcours (château, cours d'eau, village...), proposez un aspect thématique à la randonnée (découverte de la faune, de la flore, repérage avec carte et boussole...). Et surtout, faites des pauses fréquentes, organisez des jeux, chantez, arrêtez-vous pour cueillir des mûres ou des framboises ! Le plaisir est essentiel pour en faire des randonneurs à vie... Vous trouverez plus de renseignements sur le site de la Fédération française de la randonnée pédestre à www.ffrandonnee.fr.

 

Bien se chausser…

Un bon marcheur doit savoir marcher… avec ses chaussures de randonnée. Encore doit-il bien les choisir. S’il est généralement admis qu’une bonne chaussure doit être montante pour bien maintenir la cheville, le choix n’est pas toujours facile. Petits conseils pour partir du bon pied.

 

Les règles de base

  • Choisissez une semelle épaisse et rigide. Elle protégera votre pied des rochers aigus.
  • Une bonne chaussure possèdera un rembourrage enveloppant toute la cheville. Le but : éviter les entorses.
  • Elle devra, bien sûr, être suffisamment solide et imperméable. Objectif premier : protéger le pied des intempéries et des chocs.

 

Le choix des chaussures

  • Le vendeur est là pour vous guider. N’hésitez donc pas à lui faire part de vos projets : balades, petite randonnée, grande randonnée, plaine, marais ou montagne…
  • Essayez toujours les deux chaussures d’une même paire ! Comme tout un chacun, vous avez sans doute un pied plus fort que l’autre.
  • Votre pied aura tendance à gonfler en marchant. Choisissez donc une demi-pointure au- dessus par rapport à vos chaussures de ville.

 

Le jour de la randonnée

  • Durant les montées, ne serrez pas trop vos chaussures. Un peu de souplesse soulagera vos chevilles.
  • En descente, au contraire, serrez plus fort. Vos chevilles seront mieux maintenues.
  • N’ôtez pas vos chaussures durant les pauses. Au mieux, délacez-les. Comme vos pieds gonflent, vous éprouveriez des difficultés à les remettre.

 

 

C’est bon aussi pour les malades

La randonnée est une activité physique douce, d’intensité moyenne et modulable. Vous pouvez donc régler votre vitesse, votre rythme et la durée de l’exercice. C’est donc vraiment une activité adaptée à des malades chroniques. Pour que cette randonnée soit bénéfique, l’effort fourni ne doit pas dépasser certaines limites. C’est très simple, il faut marcher suffisamment vite pour avoir une respiration rapide, mais sans jamais être essoufflé. S’il devient impossible de parler sans hacher les mots, c’est que le rythme est trop rapide.

 

La pratique régulière de la randonnée améliore les capacités du muscle cardiaque. Chez un cardiaque, le bénéfice de la marche est largement démontré. Il a été prouvé que la fréquence cardiaque au repos diminuait, le cœur est donc moins sollicité et se fatigue moins. Au niveau respiratoire, la randonnée permet de faire travailler tous les muscles périphériques de l’appareil respiratoire. Enfin, signalons les clubs rando-santé créés par la FFRP. On y marche moins vite, moins loin et moins longtemps.

 

Les indispensables

 

  • Le bon sac à dos. Le poids est l’ennemi du randonneur. Évitez de vous charger avec un sac trop lourd ou trop volumineux : nous avons une fâcheuse tendance à combler le vide, et à trop remplir le sac à dos. Que la randonnée dure quelques heures seulement ou qu’elle s’inscrive dans un programme de plusieurs jours, le sac de 40 litres sera le bon compromis. Achetez-le dans un magasin spécialisé, et prenez le temps de l’essayer. Il doit être adapté à votre morphologie, et comporter une sangle ventrale en plus des bretelles, afin de soulager vos épaules. N’oubliez pas enfin de prévoir une protection pour votre sac. Il n’est en effet jamais imperméable à 100 %. Il existe des housses spéciales… mais un bon vieux sac poubelle fera également très bien l’affaire.

 

  • Le bon vêtement. Portez des vêtements de saison. Il faut savoir s’habiller et se déshabiller pour toujours se sentir bien. Prévoyez donc, en « fond de sac », des éléments qui ne le quitteront jamais. Une protection contre la pluie et le vent, des vêtements secs de rechange (un tee-shirt pour l’été et un pull pour l’hiver), des chaussettes (ça ne pèse rien), une protection pour la tête, et enfin des gants, car le temps peut changer rapidement, surtout en montagne…

 

  • La trousse de secours. Encore une fois, elle ne doit pas être trop lourde, maximum 200 g. Ne prenez que le strict minimum. Compresses, désinfectant, bande de contention qui font partie des indispensables. En option, vous pouvez emporter une pince à échardes, un tire-tiques, des ciseaux… Et surtout n’oubliez pas vos médicaments personnels.

 

  • Au cas où… Un sifflet. Eh oui, imaginez que vous vous égariez ou vous blessiez. Il s’entendra de bien plus loin que le son de votre voix. Une boussole et une carte seront également très utiles… à condition de savoir vous en servir... Si vous partez plusieurs jours, n’oubliez pas une lampe, frontale de préférence, vous aurez ainsi les mains libres.

 

Emmanuel Ducreuzet

 

Pour en savoir plus, consultez le site de la Fédération française de la randonnée pédestre à http://www.ffrandonnee.fr/